mardi 24 février 2009

Mensonges et secrets.

J'ai 24 ans et je ne sais pas mentir, c'est grave docteur?
Pire que ça doc, le mensonge m'insupporte, aussi minime soit-il.

Gamine j'avais pas besoin de mentir à mes parents, du coup je me suis pas entrainée, comprenez?
("Tain Hélène t'as quand même pas dit à ta mère qu'on allait boire des bières chez Manu? ... Ok je vais dire à la mienne que je dors chez toi").
Quand je mens j'ai l'impression qu'une loupiote rouge sur mon front l'indique directement à mon interlocuteur, du coup je m'empresse de corriger.

Ah, mais rassure toi lecteur, quand vraiment il faut, j'y arrive.
"Mais non Camille, tu n'as pas l'air d'un gros bonbon rose..."
"Mais oui Maman ca va"
"Nan mais j'en ai fumé 2 ou 3 ce week-end"
Des mensonges sociaux quoi, ceux qui sont grillés par tout le monde, mais qui signifient "j'ai pas trop envie d'en discuter alors on va s'arrêter là".

Pour le reste, c'est déjà plus compliqué.
"Faut que je te dise, j'avais un peu bu et je l'ai embrassé..." et paf, trois mois de gueule, de cris, de larmes.
Alors certes, être sincère c'est parfois être très égoïste, c'est tout simplement vider son sac...
Dans ces situations il y a le mensonge officieux, celui qu'on utilise pour ne pas blesser l'autre. Souvent c'est un mensonge par omission, donc pas vraiment un mensonge pas vrai?
On peut aussi avoir le courage d'assumer tout simplement. Pas sous-estimer la personne, se dire qu'elle comprendra, se dire aussi qu'au final, si elle le découvre, la trahison c'est douloureux aussi. Question de choix.

Je ne mens pas parce que je n'ai pas les qualités requises pour.
Faut être intelligent pour mentir, en tout cas pour le faire bien. Faut de la patience, du contrôle, de la rigueur et une sacrée mémoire.
Et en plus d'être rousseplusvraimentrousse, je suis impulsive.

Je ne mens pas parce que je n'aime pas l'idée de manipuler.
Dans mensonge y'a manipulation, c'est jubilant de trainer l'autre qui ne sait pas.
C'est jouissif presque. Il semblerait que ma perversité n'aille pas jusque là.

Mais je vais m'entrainer. Parait que tout comme les meurtriers dans le monde sacré de Dexter, les menteurs se reconnaissent entre eux.

Ps : Et bizarrement je suis fascinée par les secrets des autres.
D'où ma grande passion pour ce projet :





Si vous souhaitez vous passer de la vidéo (et surtout du son je dois dire) :
http://postsecret.blogspot.com (en anglais)
http://postsecretfrance.blogspot.com (version française)


4 commentaires:

Jo. a dit…

Un petit tour par ici à l'occasion de ton anniversaire et je trouve ce post auquel je ne peux que réagir brièvement.

Je suis moi même actuellement dans un dilemme proche : ce n'est pas mentir ou pas, mais plutôt essayer de comprendre comment réussir à vivre au mieux ses relations sociales sur cette terre en se fixant un objectif d'honnêteté... Je crois que c'est une qualité qui est appréciée en amitié mais définitivement pas en amour. Et j'ai peur de penser qu'en amour tout ne serait que jeu et manipulations.

Enfin nos préoccupations doivent êtres proches vu que, pour ma part, je n'ai également jamais eu à mentir à mes parents.

Anonyme a dit…

je ne suis pas dupe de tes "ça va" bisou.mam

Eleatypik a dit…

Bon, puisque je n'ai pas pu assister à la soirée d'adieux, c'est ici que je te réponds Jo (puisque je suppute que la soirée annonçait un départ plus ou moins proche...).

"Une qualité qui est appréciée en amitié mais définitivement pas en amour".
Ca veut dire quoi ? Qu'il faut mentir pour être aimé, qu'il faut mentir pour aimer ?
On est bien d'accord, on n'aime pas de la même façon en début de relation que des années plus tard (tout est relatif cela dit, pour certains l'amour dure trois ans, chez moi il se compte plutôt en mois...).
Qu'il y ait des non-dits dans les relations naissantes, je suis bien d'accord. Et que c'est justement de ces mystères qu'elles tirent leur charme, là encore, c'est certain (et j'avoue, j'adore ces moments là, au point d'en avoir une belle collection).
Mais il me semble qu'à un moment, relation rime avec concessions. Qu'à ce moment là, le mensonge n'a plus sa place, sinon l'échange est biaisé. Il me semble aussi, qu'à ce moment là, on a plutôt envie de jouer cartes sur table, d'être aimé pour soi, d'aimer l'autre comme il est. Un moment de répit sur la vie, un cocon éphémère certainement.
Je suis trop jeune pour me la jouer à la Gainsbourg "On aime une femme pour ce qu'elle n'est pas, on la quitte pour ce qu'elle est".
Je préfère penser que les gens évoluent différemment, c'est moins triste.

Jo. a dit…

Nous nous sommes pas compris, mais je n'avais pas encore développé ma pensée pensant le faire autour d'un Picon bière.

Et je suis lillois en ce moment même.