Il m'a fallu me l'expliquer, ne pas comprendre, expliquer aux autres, les entendre se désoler, ne pas comprendre encore.
Se réjouir de cette liberté retrouvée, faire des plans sur la comète, se conforter dans son choix.
Puis il a fallu admettre, pleurer de rage, et étouffer son orgueil sous des litres d'alcool et des kilos de tabac.
Se réfugier dans des bras masculins pour ne pas avoir peur, jouir pour ne pas y penser.
T'effacer de ma vie c'était une chose, me voir remplacée dans la tienne, une autre.
Si vite putain, j'ai rien vu venir. Y'avait baleine sous cailloux pourtant (oui Bulle, copyleft, copyleft...).
Mais je vais garder précieusement ma petite naïveté, j'aime l'idée d'avoir une confiance absolue dans le prochain. J'aime aussi l'idée de lui glisser un petit sourire quand, pour se rassurer, il lancera quelquechose du genre "de toutes façons tu ne trouveras pas mieux que moi".
J'ai un don pour dénicher les mecs exceptionnels, et quelques faiblesses en matière de compromis. On fera avec.
