J'ai lu la lenteur sur deux jours, triste ironie du sort.
Kundera traite joliment ce thème, et sous l'histoire, sous les histoires, la critique d'une société où tout va trop vite, où tout doit aller vite, où tout doit s'enchainer de façon à ce que l'oubli s'installe, vite aussi.
"Le degré de la vitesse est directement proportionnel à l'intensité de l'oubli".
Cette fuite en avant perpétuelle... Cours, dépêche toi, toujours. En allant bosser, en revenant du taf', vite profite du reste de ta journée, rentre vite, vite. Et puis dors, demain tu seras fatiguée...
Le temps présent m'échappe.
M'ancrer dans le présent.
Le faire sans la cigarette.
Sans avoir ce bouton "pause, foutez moi la paix, c'est un moment entre elle et moi".
Parce que je veux ces moments pour moi.
(oui, j'ai réarrêté, et vous n'avez pas fini d'en entendre parler...).

1 commentaires:
"Cette fuite en avant perpétuelle... Cours, dépêche toi, toujours. En allant bosser, en revenant du taf', vite profite du reste de ta journée, rentre vite, vite. Et puis dors, demain tu seras fatiguée..."
Sacro-sainte société de consommation, où l'on remplace un ennui par un autre. "Into the wild" m'a fait un bien fou, et ça m'a donné envie de retourner un peu dans le 7-9 côtoyer de plus près les bergers d'Arcadie.
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