jeudi 24 septembre 2009

Le travail c'est la santé...

J'ai envie de dire, qu'en ces temps de pandémie, ne rien faire c'est surtout la conserver...
(Je vous invite d'ailleurs à lire l'article rédigée par Amèle sur la fameuse grippe...).

Donc voilà, c'est dit je ne fais rien. Ca a l'air facile comme ça mais c'est assez compliqué.
D'une part, il faut sans cesse se justifier auprès des gens (j'y peux rien, c'est plus fort que moi, je le fais) : "Je pars en volontariat pour 9 mois dans un bled mexicain en février et d'ici là j'y réfléchis, fort".
D'autre part, se lever avant midi est une lutte quotidienne. Je bloque mon réveil à 9 heures, ce qui me laisse pas mal de temps libre la journée, voyez.

Une journée sans obligation, c'est un peu angoissant au début. Le temps prend une autre dimension. La liberté est telle qu'elle en devient flippante : "Tiens aujourd'hui je peux aller à cette expo, ou bien à la piscine, ou alors regarder une saison entière d'une série débile, ou encore m'enfermer pour terminer ce bouquin, ou alors m'endormir sur un banc du parc J.B. Lebas en écoutant le bruit étrange des boules de pétanque".
Le plus souvent la journée a filé sans vous laisser le temps, de cafés en cafés on se retrouve à l'apéro, toujours à la même terrasse, et horreur, il fait nuit.
En somme, ce qui m'effraye, c'est d'avoir tout le temps mais de ne pas réussir à l'organiser de manière productive. Alors je me lance dans des listes (rhoooooooooooo et gmail a pensé à moi, la "things to do" est fashion voyez-vous).

Lecteur, n'aie pas peur, je commence à m'y faire sérieusement et mes journées se remplissent.
Je m'initie à la peinture ("ou comment faire fondre sa carte sim avec de l'alcool à brûler", ça c'est fait), la pile de livres à lire s'amenuise (et donc je suis preneuse de bons titres), je suis presque inscrite en cours d'espagnol et j'ai mes tickets pour aller voir ces gens à qui j'ai dit pendant un an "oui, oui j'arrive". Me suis également inscrite sur couchsurfing et médiapart (qui a bien sûr un tarif pour les gens inscrits au pôle emploi, je vous ai parlé de toutes ces réductions auxquelles j'ai droit maintenant? Nan, bah je vous en parle bientôt).
Médiapart qui a publié un très bon article sur le Management selon France Telecom, et les suicides qui en auraient découlé. De manière générale, en tendant l'oreille, je vois bien qu'il y a un malaise entre les expectations de jeunes diplômés que nous sommes et le monde du travail dans lequel nous pénétrons.
Va falloir profiter de ces quelques mois bénis...

Et pour terminer sur un truc qui n'a rien, mais rien à voir (héhéhé, je suis particulièrement douée à ce petit jeu), je vous aurais bien mis une vidéo de Carmen Maria Vega, mais Pénélope Joli coeur m'a devancée.

Du coup, allez, tous ensemble, bon anniversaire Oprah (ouais, je rigole, je rigole, en attendant je trouve ça quand même hallucinant et ne cesse de me demander comment un truc pareil a pu s'organiser ???). J'arrête avec mes interrogations stupides de chômeuse.


mardi 25 août 2009

"Debout Miss Monde, c'est l'heure" (Bordel de merde)

Je ne suis pas une grande fan du matin.
Surtout si la nuit a été courte, surtout si un mélange vin / bières se permet quelques effets secondaires.
Visiblement le garçon qui est venu me réveiller ce matin là en me secouant la cheville et en ayant à peu près ces mots "Debout Miss Monde, c'est l'heure" (mode gai luron on), devait pas avoir été mis au courant.

(Et là je trouve que le moment est très bien choisi pour noter que la seule française ayant jamais eu droit à ce titre s'appelle Denise Perrier et c'était en 1953, voyez comme elle porte bien son nom, manque plus que la bouteille).



Ça aurait pu me gâcher la matinée si je n'avais pas fait le choix de la passer à dormir, dans mon lit. Ça aura cependant eu le mérite de bien faire rire mes potes durant notre week end campagnard.

(Et là je trouve que le moment est bien choisi pour noter que les Flandres, c'est très joli comme endroit, on y mange bien et les chats coursent les chiens).

"Mais pourquoi tu ne rencardes que des crétins ?"
Bah faut dire, chuis pas aidée aussi, c'est pas écrit sur leur front.
Et là je lance une grande chaîne de solidarité, à l'instar de Brad Pitt qui marque des croix gammées sur le front des Nazis, marquons les garçons qui ne valent pas la peine de risquer de perdre un oeil à se mettre du mascara (qu'on se le dise, c'est un objet diabolique).

Je file de ce pas m'acheter une lame.

Ps : et j'en profiterai également pour acheter Causette, nouveau magazine féminin dénicher par Bulle, sans publicités ni pages modes, "Le magazine plus féminin du cerveau que du capiton".

mercredi 12 août 2009

Les vacances aux sept péchés capitaux.

(Note à une personne qui se reconnaitra : si tu ne m'envoies pas très vite les photos du chalet Nanouk pour illustrer cet article, je mets une photo de toi ivre morte à la place ma chérie !).

Elles furent brèves mais intenses, et après cela, même un baptême orthodoxe ne m'ouvrira plus les portes du Paradis.
Tant pis.

Il a fallu traverser toute la France, prendre des routes sinueuses pour monter là haut dans la montagne, mais mes enfants, quel pied !

Week end à Lyon et donc bonne biture au Smoking Dog en compagnie des Lyonnaises que nous attendons de pieds fermes à la braderie de Lille pour remettre ça, arrivée sur Megève dimanche en début de soirée.
Horreur, malheur, notre chalet de luxe n'est pas prêt.

Adibou et moi, on aurait bien fait une scène, mais l'hôtel quatre étoiles offrait une excellente compensation. Champagne en compagnie de nos hôtes pour se remettre de la route, puis restaurant. Et après ces deux jours à l'hôtel on aurait déjà dû filer dare-dare se confesser (Petit déj au lit - sauna - hammam - déjeuner - sieste - promenade - diner - irish coffee en terrasse pour digérer).
Sommes évidemment reparties avec le kit manucure, les chaussons, ainsi que toutes les gourmandises de notre chambre (dont nous étions réapprovisionnées chaque jour, pourquoi se priver des chouchous, bonbons et chocolats????).

Le chalet, il nous aura fallu deux heures pour en faire le tour (une dizaine de chambres, presque autant de salles de bain, une salle de jeu, une salle de sport et une salle ciné qui devaient faire chacune la taille de mon appartement et la piscine intérieure).

Inoccupé depuis mars, l'endroit offrait quelques surprises : la piscine extérieure devait contenir une faune et une flore toute nouvelle (et je jure avoir vu une plante carnivore manger une guèpe !), et quelques termites s'étaient glissés dans le bois. Et puis tous les radiateurs étaient restés allumés, c'est dire si l'on se soucie de la facture (qui soit dit en passant, doit pas être donnée, au vu des équipements électriques divers... Il parait même que la nuit on voit le chalet de la station Mir grâce aux jolis éclairages extérieurs, mais bon, il parait).

J'aurais fait quelques découvertes cette semaine :
- Barney, dans la vraie vie, est gay (OH (wait for it...) MY (wait a bit more...) GOD !)
- Acheter l'huile Prodigeuse Nuxe (version paillettes of course) vaut largement le coup vu le rapport prix au litre / douceur de la peau, ceci étant dit, l'acheter à Megève est une grosse connerie, l'inflation locale étant ce qu'elle est.
- Pour faire une couverture en peaux de renards il faut soixante de ces bestioles (que Dieu pardonne les riches). J'espère qu'ils ont mangé la viande parce que sinon c'est ultra péché.
- Le sauna c'est usant.
- Envoyer un texto gentil à un garçon qui n'a rien demandé ne sert à rien sauf à pouvoir le traiter de connard pour son absence de réponse (c'est déjà ça).
- Oui, on peut appeler le roi dans le chien à chaque fois qu'on prend au tarot (proba de merde).
- La vérité sort de la bouche des enfants (surtout si l'enfant en question affirme que vous êtes plus belle que la nouvelle de votre ex, voyez).
- Le Paintball est une activité dangereuse à en croire le bleu format balle de tennis que j'ai sur la hanche. Il peut éventuellement permettre de castrer quelques mâles à qui vous en voulez (beaucoup), mais cela demande de l'entrainement je pense.
- Une demi seconde de réflexion met en péril toute tentative de mensonge, aussi simpliste soit-elle. Exemple : "Alors cette première nuit dans ton nouveau chez toi ?" "...".
- Si tu laisses la chambre avec jacuzzi à une adulte + une enfant, il sera par la suite très difficile de cocher le lieu dit sur ta Barney liste.

Bon sur ce les enfants, je vous laisse, je vais me préparer psychologiquement à mes prochaines nuits dans le foin (bonus : je vais apprendre à traire une vache !).

Ps : le foin est aussi dans ma Barney liste, et si je n'allais pas à l'anniversaire d'un pote homo (qui a beaucoup de potes homos, vous suivez), j'aurais bon espoir mais là...

lundi 6 juillet 2009

Crackberry, blackberry addicted ?

Je suis dépendante de la cigarette. Fumer est une addiction physique, certes, mais je suis bien placée pour vous dire qu'elle est surtout psychologique et sociale.
La cigarette devient réflexe, elle devient aussi une carte de visite sociale, la définition du "moi" ne se fait plus sans elle.

Fumer c'est mal. Partisans de la vie saine, lapidez ces vilains fumeurs qui s'empoisonnent et qui par la même occasion vous empoisonnent vous.
Cela dit, qu'on le veuille ou non, fumer est un acte social (on se regroupe dehors maintenant en plus. On paye sa tournée de clopes, on se prête du feu...Autant de liens, dictés, codés, mais bien présents. Et puis on pourrait aussi épiloguer sur le joint qui tourne mais je n'ai pas trop le temps).

En même temps, je suis une sacrée veinarde, à chaque fois que j'arrête, les gens m'encouragent à mort.
La société est contre le tabac, j'ai bien choisi ma dépendance.
Parce qu'imaginez un peu le mec qui vous sort "Non je prends pas ton numéro, j'essaye d'arrêter le Blackberry"... Bah vous êtes bien content(e) finalement qu'il en veuille pas, de votre numéro, ce barge...

Pourtant, c'est une addiction : l'utilisation du joujou devient réflexe (addiction psychologique) et il faut savoir magner l'engin pour être considéré par ses pairs (addiction sociale).

Avant les garçons avaient besoin d'une grosse voiture. Maintenant ils s'embêtent de moins en moins à passer le permis (les filles le font, elles, depuis quelques temps, pour marquer leur indépendance à 18 ans par exemple -elles se sentent obligées- et font d'excellents chauffeurs puisque l'alcool, comme chacune le sait, fait grossir, mais je m'égare).

Alors pour le moment ça n'inquiète personne. Au pire ça agace fortement l'entourage de la personne qui possède ledit bijou : "Tu permets, je réponds, c'est important", "Mais attends, t'as vu comme c'est trop génial le MSN réservé aux Blackmachins, en plus c'est gratuit", "Attends, j'envoie un mail et je te réponds"... Pendant ce temps là vous avez effectivement tout le loisir de finir votre verre, d'en recommander un autre, et de trinquer seul(e).
Cela dit, le propriétaire du bijou ne convainc personne avec son "c'est pour le boulot, tu comprends pas, j'en ai besoin", pas même lui-même j'en suis certaine.
Mais bon, c'est viril le blackmachin, et c'est surtout la marque d'une réussite sociale.
Attention je bosse dur, la preuve, j'ai un gros téléphone. Wouuuuhouuuuuu.



Moi je dis ça, je dis rien, il semble que les entreprises commencent à se poser la question de la productivité horaire des salariés auxquels elles financent l'outil :
La dépendance aux outils électroniques par Hercule Martin

Et puis, y'a aussi le "crackberry" qui vous pend au nez braves gens, parait que certains d'entre vous ne peuvent même plus partir en vacances sans...

Bref, je m'en vais de ce pas créer un groupe facebook "Ton blackberry ou moi, faudra choisir". Rejoignez-moi !

jeudi 28 mai 2009

Mais il s'en passe des choses dans le Nord Sans qui Pas de Calais !!!

A Lille, en ce moment même, les geeks tentent de sauver leur ville.
CAN YOU STOP IT ?
Évidemment si j'avais eu le temps, je me serai lancée dans cette quête contre le mal avec mes acolytes (et grands maitres) de jeux de rôles. Pour une fois, j'aurais pu me montrer bien utile puisqu'il y a pas mal d'infos à chopper en ligne.
Mais le jeu se termine aujourd'hui. Dommage. Mouais, de toutes façons, c'est SFR qui sponsorise et du coup les vainqueurs auront droit à de formidables téléphones i-tech, ce qui pour moi ne vaut pas une peanut (Ben & Jerry quand ils font un concours eux, ils offrent un voyage en République Dominicaine, c'est quand même autrement motivant).

Cela dit, pour ceux qui veulent tuer du zombie, samedi y'aura de quoi faire : Zombies Revolution à l'Univers.
Nan je pourrai pas y être, faut pas déconner y'a Wazemmes l'accordéon et son bal.

Et dimanche, la petite ville où j'ai grandi et où il fait bon aimer la chicorée accueillera la Slam Nation.
Je te laisse découvrir en images (quand tu aperçois Super U en sponsor, c'est un indice, ça se passe chez moi).



De quoi occuper un peu ton week-end lecteur...

mardi 5 mai 2009

Samedi 9 Mai..

Bon, allez, j'annonce..

Samedi 9 Mai on sera sur Roubaix.


Place de la Liberté l'après-midi : pique-nique géant, grand jeu coopératif, animations enfants, spectacles de rue...

Et le soir Grand' Place Marcel et son Orchestre et Lézard Martien.


Et j'allais oublier la Manif' anti Jeunes



Venez les gens, ce sera l'occasion pour vous de me voir avec mon bô t-shirt rouge (et mes lunettes de soleil, j'insiste il fera beau).

samedi 2 mai 2009

LN et les garçons...

Il y a une dizaine de jours un très bon ami me glissait subtilement la puce à l'oreille au déjeuner.
- "Il faut que t'arrêtes de vivre pour les mecs. Tu existes sans eux tu sais".
Et puis y'a eu le coloc quelques jours plus tard qui s'y est mis aussi :
- "En fait, tu peux pas dormir seule, c'est ça ton problème...".

Foutaises. Je préfère dormir seule, c'est plus confortable. Pas de bataille pour la couverture, espace optimal, et surtout pas de ronflements intempestifs. Pas non plus d'obligation de dormir dans une position étrange pour enlacer ou être enlacée.
Et j'allais oublier le meilleur : seule, je peux me permettre de ne pas parler le matin (JF cherche sourd-muet pour petits déj tranquilles, contacter l'auteur...).

Mais mon côté rationnel a ses limites, car j'avoue, comme me l'a si bien rappelé l'ami cité ci-dessus "Tu es humaine après tout" (= oui tu peux te permettre de pleurer dans une soirée où tu connais la moitié des gens, c'est tout à fait normal), je suis humaine donc, c'est déjà un bon début je trouve.




Jusqu'ici je ne voyais pas trop d'un mauvais œil ce besoin de dormir avec des garçons.
Je les aime bien, souvent ils me font rire. J'aime leurs tocs, leurs défauts, leur côté petit garçon qui souvent ne se réveille que tard dans la nuit, leurs cauchemars, leurs doutes, leurs vies.
Leur assurance, leur manque d'assurance (parfois chez le même mec mais à des heures différentes).
Et puis j'œuvre pour la science : je compte publier très bientôt les résultats de mon étude sociologique sur les comportements sexuels masculins.

Cela dit, tout ce bordel me fatiguait un peu et j'ai commencé à prendre en compte les conseils de mon entourage. Me suis donc lancée dans mon chemin de croix vers l'abstinence.

J'ai fait un tri rapide :
- ceux qui ne rappellent pas ne rappelleront pas. Et oui, j'ai même rappelé l'un d'entre eux pour lui signaler que non, je ne le rappellerai pas (nan, je ne suis pas barrée, c'était surtout pour éviter qu'il ne m'appelle un soir où j'aurais malencontreusement ingurgité quelques verres d'alcool qui auraient pu me pousser à finir dans son lit, j'ai eu un comportement tout à fait rationnel en somme).
- A ceux qui ont rappelé, j'ai évoqué un besoin impératif de me recentrer sur moi-même pour ouvrir mes karmas. J'ai même évoqué la possibilité d'appeler ma mère, qui suit actuellement des stages intensifs de yoga, pour de plus amples informations (et là je suis obligée d'anticiper : je blague maman, je blague, je n'ai donné ton numéro à personne).

Arrêter les garçons, c'est un peu comme arrêter de cloper.
Au début on se sent porté par une motivation qui nous dépasse. C'est l'euphorie... Et puis très vite on trébuche, la faute aux mojitos certainement, mais le climat du Nord Sans qui Pas-de-Calais ne doit pas y être pour rien non plus.

En même temps, c'est pas bien grave, il me semble que le garçon a jugé bon de se laisser classer dans la catégorie "ne rappellera pas".
Non vraiment les histoires d'orgueils, très peu pour moi, je retourne à mes bouquins.